Du 4 au 12 avril 2026 – Exposition Marc Lager

Exposition Marc Lager 2026

Au cours du XXe siècle, certains peintres cherchent à s’affranchir totalement du cadre : toiles flottantes, installations ou suspensions, Marc LAGER s’inscrit dans ce courant.
Fruit de ses collectes, une œuvre de Marc LAGER ne peut s’accomoder de contours précis, encore moins quadrangulaires.
Le choix de l’utilisation de la baguette d’osier par sa souplesse et sa patine au fil du temps devient alors inévitable pour les diptyques, triptyques, tout comme pour les installations.
« Depuis le temps que je les cueille, les ramasse, les amasse au cours de mes promenades sur les bords des rivières, les chantiers de démolition, mes objets choisis, fragments d’une vie… Au jour voulu, je les associe, je les mêle, je les superpose. Strates d’images mentales fugitives, des vides se révèlent, s’affirment autour des pleins, s’autoforment, se nourrissent mutuellement, définissant un nouveau lieu plastique, libre et sans limite préconçue, déterminant leur nouvelle identité».
Et c’est ainsi que ces fragments venus de l’extérieur, choisis pour leur forme, leur couleur, sont disposés intrinsèquement dans des assemblages qu’il serait vain de vouloir comprimer dans la rigidité d’un cadre. Ou bien, quand il y a un cadre comme pour Vicat n°364, 365 – « 2,3,4 en attente » (technique mixte – 58 x 44,5 cm – 2014), il est volontairement éloigné de l’œuvre par un large espace qui laisse respirer la composition centrale.
Dans la composition poétique de ces triptyques, de ces diptyques, le fond est une mince plaque de ciment, formant un relief, des fragments choisis de céramique sont fixés. Marc LAGER intervient ensuite avec diverses techniques, couleurs acryliques, pastels secs, crayon, fusain, mine de plomb. Le cadre est une tige d’osier brut parfois d’un seul morceau, simplement pliée aux angles avec, depuis quelques années, du plomb martelé.